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Logiciel facturation graphiste 2026 : comparatif honnête

Publié le 21 août 2026·19 min de lecture

Gérez vos factures et devis en 1 clic

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Pour un graphiste freelance en 2026, le bon logiciel de facturation est celui qui sait faire trois choses que la plupart ignorent : séparer la création de la cession de droits sur deux lignes avec deux taux de TVA, découper un projet en plusieurs versements sans que les montants dérivent, et sortir une facture conforme au format électronique attendu à partir de septembre 2026. Le reste (le joli PDF, le logo en haut à gauche) est acquis partout. Si vous facturez surtout des agences et des marques, visez un outil qui gère le multi-taux et les relances automatiques. Si vous démarrez sous 20 000 € de chiffre d'affaires, un outil gratuit tient encore, à une condition détaillée plus bas.

Ce qu'un graphiste facture vraiment

Prenez une identité visuelle vendue 3 200 € HT. Sur la facture, ce n'est pas une ligne. C'est au minimum deux : le travail de création (recherche, planches, déclinaisons), et la cession des droits d'exploitation du logo au client. La première ligne est une prestation de services taxée à 20 %. La seconde peut relever du taux réduit de 10 % prévu par l'article 279 g du CGI pour la cession de droits d'auteur. Deux lignes, deux taux, une seule facture.

Beaucoup d'outils grand public ne savent gérer qu'un taux de TVA par document. Vous vous retrouvez à émettre deux factures pour un même projet, ou pire, à tout passer à 20 % en vous disant que ça simplifie. Cela coûte de l'argent au client, ça brouille votre positionnement face aux agences, et ça finit par devenir un sujet quand un directeur artistique compare vos devis à ceux d'un studio. Le détail du découpage est traité en profondeur dans notre article sur la facture de graphiste et la cession de droits.

Deuxième particularité : le calendrier de paiement. Un chantier de plombier dure trois jours. Une refonte d'identité dure six semaines, parfois quatre mois avec les allers-retours de validation. Facturer 100 % à la livraison sur un projet de six semaines, c'est avancer six semaines de trésorerie à un client qui paiera peut-être à 45 jours après. Soit trois mois d'attente sur un projet accepté.

Troisième particularité : le client. Un graphiste facture rarement des particuliers. Il facture des TPE, des agences et des services marketing. Ce sont des clients professionnels, avec des délais de paiement encadrés, des bons de commande internes, des références de dossier à faire figurer sur la facture sous peine de blocage comptable. Un logiciel qui ne vous laisse pas ajouter un champ libre "référence commande client" vous fera perdre des semaines de paiement.

Les six contraintes du métier que votre logiciel doit encaisser

La cession de droits sur une ligne séparée

Le taux réduit de 10 % sur les cessions de droits d'auteur ne s'applique pas automatiquement à toute facture de graphiste. Il suppose que vous cédiez effectivement des droits d'exploitation identifiés, et que cette cession apparaisse distinctement sur le document. Une facture qui dit "création graphique, forfait 3 200 €" ne cède rien du tout et ne justifie aucun taux réduit.

Concrètement, votre logiciel doit permettre une ligne "Conception graphique de l'identité visuelle" à 20 % et une ligne "Cession des droits de reproduction et de représentation, tous supports, France, 5 ans" à 10 %, avec des totaux calculés par taux en pied de facture. C'est le premier filtre. Il élimine déjà une bonne moitié des outils gratuits.

Le projet découpé en trois versements

La structure standard en création graphique : 40 % à la commande, 30 % à la validation des maquettes, 30 % à la livraison des fichiers. Cela veut dire trois documents, dont les deux premiers sont des factures d'acompte et le dernier une facture de solde qui déduit les deux précédentes. La mécanique exacte, et l'erreur de déduction qui coûte cher, sont détaillées dans notre guide sur la facture d'acompte et la facture de solde.

Le piège : sur un projet à deux taux de TVA, l'acompte doit lui aussi être ventilé. Un acompte de 40 % sur un projet à 2 400 € de création et 800 € de cession n'est pas "1 280 € à 20 %". C'est 960 € à 20 % et 320 € à 10 %. Faire ce calcul à la main sur chaque acompte, trois fois par projet, quinze projets par an, c'est quarante-cinq occasions de se tromper d'un centime. Et un centime d'écart entre le cumul des acomptes et la facture de solde, c'est une facture de solde fausse.

Le client agence qui paie à 45 jours fin de mois

Entre professionnels, le délai de paiement de droit commun est de 30 jours après exécution de la prestation. Le contrat peut le porter à 60 jours après émission de la facture, ou à 45 jours fin de mois. Beaucoup d'agences imposent le second par défaut, dans leurs conditions générales d'achat, sans même que le freelance le remarque. Une facture émise le 3 mars en 45 jours fin de mois se paie le 15 mai. Le cadre exact est expliqué dans notre article sur les délais de paiement légaux.

Ce qu'il faut du logiciel, c'est la relance. Pas un tableau qui affiche "en retard" en rouge, mais un envoi automatique à échéance plus 3 jours, puis plus 15, puis plus 30. La différence entre un freelance qui relance et un qui n'ose pas se compte en milliers d'euros par an. J'ai vu un graphiste découvrir en janvier, en préparant sa déclaration, qu'il avait 6 400 € de factures impayées oubliées sur l'année, réparties chez trois clients qu'il continuait à servir.

Le passage à la TVA en cours d'année

En micro-BNC, la franchise en base de TVA s'applique tant que vos encaissements de l'année restent sous 37 500 €. Un seuil majoré à 41 250 € permet de finir l'année en franchise si le dépassement reste contenu, mais au premier euro au-delà de 41 250 €, la TVA s'applique immédiatement, dès la facture qui fait franchir le seuil. Pas le mois suivant, pas l'année suivante. Le jour même.

C'est le moment où beaucoup de logiciels lâchent. Vous avez besoin, du jour au lendemain, d'émettre des factures avec TVA, de retirer la mention de franchise, et de conserver l'historique sans TVA pour les factures antérieures. La procédure complète est dans seuil de TVA auto-entrepreneur : que faire. Testez ce scénario avant de choisir : demandez au support comment on bascule un compte en cours d'exercice. La réponse vous en dira long.

Les frais refacturés au client

Achat d'une licence de police à 180 €, banque d'images à 45 €, épreuve d'impression à 90 €. Vous les avancez, vous les refacturez. Deux traitements possibles, et ils ne se valent pas. Si vous refacturez en votre nom, c'est du chiffre d'affaires : ça compte dans vos plafonds, ça supporte vos cotisations, et en micro c'est doublement pénalisant puisque l'abattement de 34 % ne compense jamais un achat payé 100 %.

En débours, c'est-à-dire au nom et pour le compte du client avec facture à son nom, la somme sort du chiffre d'affaires. Encore faut-il que votre logiciel accepte une ligne hors base imposable. Le sujet des dépenses professionnelles est développé dans frais déductibles auto-entrepreneur. Conseil de terrain : sur les licences de polices, faites acheter par le client directement. Vous évitez le débat, vous ne portez pas la responsabilité juridique de la licence, et vous sortez 200 à 600 € par an de votre chiffre d'affaires taxable.

La facturation électronique qui arrive

Deux dates comptent. Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises, y compris un graphiste seul en micro-entreprise, doivent être capables de recevoir une facture électronique. Au 1er septembre 2027, les TPE et PME devront aussi les émettre dans un format structuré, via une plateforme agréée. Le calendrier détaillé est dans notre dossier facturation électronique 2026.

Traduction pratique : un logiciel qui exporte un beau PDF et rien d'autre est un logiciel avec une date de péremption. Demandez explicitement si l'éditeur prévoit le raccordement à une plateforme agréée, et à quel prix. Certains le factureront en supplément. C'est le point que personne ne vérifie en 2026 et que tout le monde découvrira en 2027.

Cinq outils passés au crible

Les tarifs indiqués sont ceux constatés à la rédaction de cet article, en août 2026, et évoluent régulièrement. Vérifiez-les avant de vous abonner.

OutilPositionnementMulti-taux TVAPrix indicatif
KelyseoDevis, acomptes et facturation pour indépendants et TPEOui, plusieurs taux sur un même document19 € / mois, essai 14 jours sans carte
FreebeGestion complète pensée pour le freelance en microPartiel selon les cas d'usageAutour de 9 à 12 € / mois
AbbyAuto-entrepreneur, avec suivi des seuils et déclarationOui sur les offres payantesOffre gratuite limitée, puis autour de 10 à 15 € / mois
IndyComptabilité BNC d'abord, facturation en complémentOuiGratuit sur la base, puis autour de 20 à 30 € / mois
HenrriFacturation gratuite, financée par des services annexesOuiGratuit, options payantes

Kelyseo : le projet en trois versements sans bricolage

Le point fort pour un graphiste tient au chaînage devis, acompte, solde. Vous établissez un devis en deux lignes, création à 20 % et cession de droits à 10 %. Le devis signé se transforme en facture d'acompte de 40 %, ventilée automatiquement sur les deux taux. La facture de solde reprend le total et déduit les acomptes en HT et en TVA, taux par taux. C'est exactement le calcul que personne n'a envie de faire à la main un vendredi soir.

Deuxième point : les relances programmées. Vous fixez une échéance à 45 jours fin de mois, l'outil relance seul. Vous ne relancez plus le client, c'est le système qui le fait, ce qui règle aussi le problème psychologique du freelance qui n'ose pas insister auprès du directeur artistique qui lui envoie du travail tous les mois.

Limite honnête : Kelyseo ne fait pas votre comptabilité. Pas de rapprochement bancaire automatique, pas de génération de liasse. Si vous êtes au réel avec un expert-comptable, l'export lui suffira. Si vous cherchez un outil qui catégorise vos dépenses bancaires, regardez plutôt Indy. Le comparatif équivalent pour les métiers du code est disponible dans notre article sur le logiciel de facturation pour développeur web, dont les contraintes sont proches.

Freebe : conçu pour le freelance, plus court sur la TVA

Freebe a été pensé dès le départ pour l'indépendant en micro-entreprise : suivi des seuils, temps passé, gestion des clients, déclaration URSSAF préparée. L'ergonomie est faite pour quelqu'un qui facture entre cinq et trente clients par an, ce qui correspond exactement au profil du graphiste établi.

La réserve porte sur les situations à plusieurs taux et sur les scénarios de bascule à la TVA en cours d'année. Si vous restez en franchise et que vous ne cédez pas de droits sur une ligne distincte, l'outil couvre tout. Si votre activité se structure autour de cessions de droits facturées séparément, testez ce point précis pendant l'essai avant de vous engager sur un abonnement annuel.

Abby : le suivi des seuils comme argument principal

Abby a bien compris l'angoisse du micro-entrepreneur : savoir où il en est de ses plafonds. L'outil affiche en permanence la distance au seuil de franchise de TVA et au plafond de 77 700 € du micro-BNC. Pour un graphiste dont l'activité peut passer de 28 000 à 46 000 € en un an sur un gros contrat annuel, ce n'est pas un gadget.

L'offre gratuite est réellement limitée sur le nombre de documents. Comptez sur le passage à l'offre payante dès que vous dépassez une facture par semaine. Sur la partie devis créatif, avec options tarifaires et variantes, l'outil reste plus rigide qu'un logiciel orienté devis.

Indy : la comptabilité d'abord, la facture ensuite

Indy est un logiciel de comptabilité qui fait aussi des factures, et pas l'inverse. C'est la bonne réponse si vous êtes en BNC au régime de la déclaration contrôlée, ou si vous prévoyez d'y passer. Rapprochement bancaire, catégorisation des dépenses, préparation de la 2035 : sur ce terrain, aucun logiciel de facturation pur ne rivalise.

Le revers : la partie devis est fonctionnelle mais sans finesse. Pour un métier où le devis est un outil de vente, présenté à un client qui juge aussi la mise en page du document qu'il reçoit, c'est un vrai sujet. Un graphiste qui envoie un devis mal composé se tire une balle dans le pied avant même de parler du prix.

Henrri : gratuit, et ça se voit à l'endroit qui compte

Henrri fait des factures conformes, gratuitement, sans limite de volume. Pour un graphiste qui démarre à 12 000 € de chiffre d'affaires annuel, la question du coût est réglée. Le modèle économique repose sur la vente d'autres services, ce qui est parfaitement légitime.

Le point à surveiller est la trajectoire. Un outil gratuit n'a pas la même urgence à investir sur le raccordement aux plateformes agréées de la facturation électronique. Avant de bâtir trois ans d'historique dessus, posez la question de la reprise de données : pouvez-vous exporter l'intégralité de vos factures dans un format exploitable ailleurs ? Si la réponse est floue, considérez que vous n'êtes pas propriétaire de votre historique.

Une année de graphiste indépendant, mois par mois

Prenons un profil réaliste : trois ans d'activité, micro-BNC, environ 42 000 € de chiffre d'affaires encaissé, une quinzaine de clients dont quatre récurrents.

Janvier à mars : les budgets se débloquent

Deux refontes d'identité signées en janvier, 3 200 € et 4 800 € HT. Acomptes de 40 % encaissés en février, soit 3 200 € qui entrent avant le moindre fichier livré. C'est cet argent qui paie les charges du premier trimestre. Un graphiste qui ne demande pas d'acompte travaille de janvier à avril sur sa propre trésorerie, et découvre en avril qu'il doit 26,1 % de cotisations sur un chiffre d'affaires qu'il n'a pas encore encaissé.

Avril à juin : le pic et le franchissement de seuil

Les soldes des projets du premier trimestre tombent, plus deux missions ponctuelles. Cumul à fin juin : 24 000 €. Le seuil de 37 500 € sera franchi en septembre ou octobre. C'est maintenant qu'il faut prévenir les clients que les prix passeront en HT plus TVA, pas la veille. Un client agence assujetti s'en moque, il récupère la TVA. Un client TPE non assujettie verra sa facture augmenter de 20 %, et ce sera une conversation.

Juillet et août : le trou

Deux mois à 1 500 € facturés, et surtout des paiements qui n'arrivent pas parce que les comptables des agences sont en congé. Une facture émise le 25 juin en 45 jours fin de mois arrive le 15 août, chez une entreprise fermée. Elle sera payée en septembre. C'est là que le suivi des impayés devient utile, avec les recours décrits dans facture impayée : que faire.

Septembre à décembre : la bascule TVA

Le seuil de 41 250 € est franchi mi-octobre sur une facture de 3 900 €. Cette facture doit être émise avec TVA, y compris pour la fraction qui dépasse le seuil. Les factures précédentes restent en franchise. Vous devez donc, sur un même exercice, produire deux types de documents avec deux mentions différentes, et déclarer la TVA collectée à partir de cette date. Un logiciel qui gère mal cette transition vous laisse avec un historique incohérent que votre comptable facturera à démêler.

Le coût réel, rapporté à votre activité

Un abonnement à 19 € par mois représente 228 € par an. Sur 42 000 € de chiffre d'affaires, c'est 0,54 %. La bonne question n'est pas le prix, c'est ce que l'outil vous fait récupérer.

PosteSans outil adaptéAvec outil adapté
Temps de production des documentsEnviron 3 h par mois sur tableur et traitement de texteEnviron 40 minutes
Relances impayésFaites quand on y pense, souvent jamaisAutomatiques à J+3, J+15, J+30
Erreurs de déduction d'acompteUne à deux par an, moyenne 80 à 300 €Calcul automatique par taux
Préparation de la déclarationUne demi-journée de recomptageExport direct

Trois heures par mois économisées, à 55 € de l'heure facturable, cela fait 1 980 € de capacité de production récupérée sur l'année. L'abonnement se rembourse en février. Ce calcul, un graphiste peut le refaire en dix minutes avec sa propre ligne de facturation, et il donne toujours le même résultat.

Les cinq erreurs qui coûtent le plus cher en création graphique

Livrer les fichiers sources avant le solde

L'erreur numéro un, et de très loin. Le client valide, vous envoyez le dossier complet avec les fichiers ouvrables, puis vous facturez le solde. À partir de cet instant, votre seul moyen de pression a disparu. Écrivez dans le devis que les fichiers sources et la cession de droits sont transmis après encaissement intégral. Une phrase, et le taux de paiement du solde change du tout au tout.

Vendre un logo sans délimiter la cession

Une cession de droits sans périmètre, c'est une cession implicite pour tout usage, partout, indéfiniment. Vous vendez 1 200 € un logo qu'une marque déclinera ensuite sur une campagne nationale. La bonne pratique est de préciser trois choses : les supports, le territoire, la durée. Une extension d'usage devient alors une nouvelle ligne de facture, et non une discussion gênée trois ans plus tard.

Facturer 100 % à la livraison sur un projet long

Sur un projet de six semaines à 4 800 €, sans acompte, avec un paiement à 45 jours fin de mois, vous encaissez trois mois et demi après avoir commencé à travailler. Si le client se rétracte à la semaine cinq, vous avez travaillé gratuitement. Les règles applicables à l'acompte sont détaillées dans acompte sur devis : montant et conditions.

Oublier les mentions obligatoires face à un client professionnel

SIRET, date d'émission, numéro séquentiel, désignation précise, taux et montant de TVA par ligne, mention de la franchise le cas échéant, conditions d'escompte, taux des pénalités de retard et indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 €. Une facture incomplète envoyée à un service comptable d'agence est renvoyée sans être payée, et le compteur du délai repart. La liste complète est dans mentions obligatoires sur une facture.

Confondre statut d'artiste-auteur et micro-entreprise

Un graphiste peut relever du régime des artistes-auteurs pour ses créations originales, ou du régime des indépendants pour ses prestations de commande. Beaucoup exercent en micro-BNC classique, ce qui est parfaitement valable. L'erreur consiste à mélanger les deux sur une même facture, ou à appliquer les mentions d'un régime en étant dans l'autre. Si vous facturez de la commande client, le cadre général de la micro-entreprise est décrit dans comment facturer en auto-entrepreneur.

Les sept questions à poser avant de vous abonner

  1. Puis-je mettre deux taux de TVA sur une même facture, avec des totaux séparés par taux ?
  2. Un acompte sur un devis à deux taux est-il ventilé automatiquement ?
  3. La facture de solde déduit-elle les acomptes en HT et en TVA, taux par taux ?
  4. Puis-je programmer des relances automatiques à échéance dépassée ?
  5. Comment se passe la bascule en TVA en cours d'année sur un compte existant ?
  6. Le raccordement à une plateforme agréée est-il prévu pour 2027, et à quel prix ?
  7. Puis-je exporter la totalité de mes documents si je pars ?

Posez-les au support pendant l'essai, par écrit. Un éditeur qui répond en trois lignes précises sur la question 3 est un éditeur qui connaît son sujet. Un éditeur qui répond "notre outil s'adapte à tous les profils" n'a pas compris la question.

Questions fréquentes

Un graphiste peut-il facturer la cession de droits à 10 % ?

Le taux réduit de 10 % de l'article 279 g du CGI vise les cessions de droits patrimoniaux consenties par les auteurs d'oeuvres de l'esprit. Il suppose une véritable cession de droits d'auteur, identifiée comme telle sur la facture, et distincte de la prestation technique. Un travail d'exécution sans création originale, comme la simple mise en page d'un document fourni, reste à 20 %. En cas de doute sur un dossier précis, faites valider par votre comptable plutôt que d'appliquer le taux réduit par défaut.

Existe-t-il un logiciel de facturation vraiment gratuit pour graphiste ?

Oui, Henrri fonctionne sans limite de volume, et Abby comme Indy proposent des offres gratuites bornées. Le gratuit convient tant que vous n'avez ni acomptes multiples, ni double taux de TVA, ni besoin de relance automatique. Dès que l'activité se structure, le temps perdu dépasse le coût de l'abonnement. Le vrai critère n'est pas le prix mensuel, c'est le nombre d'heures administratives que vous acceptez de payer avec votre temps facturable.

Faut-il un compte bancaire séparé pour facturer en tant que graphiste ?

L'obligation d'ouvrir un compte dédié concerne les micro-entrepreneurs dont le chiffre d'affaires dépasse 10 000 € par an pendant deux années consécutives. Ce n'est pas nécessairement un compte professionnel tarifé, un second compte courant suffit. Le sujet est détaillé dans notre article sur le compte bancaire professionnel de l'auto-entrepreneur.

Quel logiciel choisir si je passe en société ?

Le passage en EURL ou SASU change la donne comptable : bilan, compte de résultat, liasse fiscale. Un logiciel de facturation seul ne suffit plus, il faut soit un outil de comptabilité complet, soit un expert-comptable alimenté par vos exports. Le bon réflexe est de choisir dès maintenant un outil dont l'export est propre et lisible, pour ne pas avoir à ressaisir douze mois de factures.

Mon logiciel doit-il déjà être compatible facturation électronique ?

Pour l'émission, l'échéance des TPE est fixée au 1er septembre 2027. Pour la réception, elle est au 1er septembre 2026, et elle concerne tout le monde, y compris un graphiste seul. Concrètement, vous devez être en mesure de recevoir une facture électronique de vos fournisseurs à cette date. Vérifiez que votre éditeur a annoncé une feuille de route, pas seulement une page marketing.

Le verdict selon votre profil

Moins de 20 000 € de chiffre d'affaires, des projets simples, pas de cession de droits facturée à part : restez sur un outil gratuit, et gardez les 228 € par an. Vous les investirez mieux ailleurs.

Entre 25 000 et 70 000 €, des acomptes, des cessions de droits, des clients agences : il vous faut un outil qui gère le multi-taux et les relances. C'est le point de bascule où l'abonnement devient rentable en quelques semaines.

Au régime réel, ou en société : partez d'un outil de comptabilité comme Indy, ou d'un couple logiciel de facturation plus expert-comptable. Ne demandez pas à un outil de facturation de faire une liasse fiscale.

KELYSEO pour les graphistes : devis à plusieurs taux de TVA, acomptes ventilés automatiquement entre création et cession de droits, facture de solde qui déduit tout sans erreur d'arrondi, relances programmées sur les clients agences. Essai gratuit 14 jours, sans carte bancaire.

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