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Seuil chiffre d'affaires auto-entrepreneur 2026 : guide complet

Publié le 19 mai 2026·16 min de lecture

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En 2026, un auto-entrepreneur peut encaisser jusqu'à 188 700 € pour une activité d'achat-revente, ou jusqu'à 77 700 € pour des prestations de services, avant de devoir sortir du régime micro. Mais ces seuils-là ne sont pas les seuils TVA. Ce sont deux choses distinctes, avec deux mécanismes distincts, deux temporalités différentes et deux séries de conséquences. Confondre les deux coûte de l'argent.

Ce guide couvre les trois types de seuils dans l'ordre, avec les chiffres exacts 2026, la règle des deux ans consécutifs, le cas de l'année de création et les situations d'activité mixte. Pas de théorie superflue : uniquement ce dont tu as besoin pour savoir où tu en es et ce qui t'attend.

Les 3 types de seuils à ne pas confondre

La plupart des articles sur le sujet présentent un seul chiffre, parfois deux, et laissent le lecteur se débrouiller avec le reste. Résultat : des auto-entrepreneurs qui deviennent redevables de la TVA sans l'avoir vu venir, ou qui s'inquiètent à tort parce qu'ils ont dépassé un seuil qui ne les force à rien cette année-là.

Voilà le découpage exact :

  • Le seuil du régime micro : le plafond de CA au-delà duquel tu ne peux plus rester auto-entrepreneur. C'est le seuil qui détermine si tu peux continuer à payer tes cotisations sur ton CA brut avec un abattement forfaitaire, ou si tu dois passer au régime réel.
  • Le seuil de franchise en base de TVA : le montant de CA en dessous duquel tu n'as pas à collecter la TVA, à la facturer à tes clients ni à la reverser à l'État. Deux niveaux existent : un seuil bas (seuil de base) et un seuil haut (seuil majoré).
  • Le seuil majoré TVA : le montant au-dessus duquel tu deviens redevable de la TVA immédiatement, sans tolérance d'une deuxième année.

Ces trois seuils sont indépendants. Tu peux très bien dépasser le seuil TVA sans dépasser le seuil du régime micro. Et tu peux dépasser le seuil de base TVA une année sans conséquence immédiate, à condition de rester sous le seuil majoré.

Ce que beaucoup de guides ratent

Les seuils TVA et les seuils du régime micro ne sont pas les mêmes chiffres. Un auto-entrepreneur en prestations de services peut dépasser le seuil TVA (37 500 €) tout en restant très loin du plafond micro (77 700 €). Dans ce cas, il reste auto-entrepreneur mais doit facturer la TVA.

Seuils régime micro 2026 : les montants exacts par catégorie

Le régime micro-entrepreneur (ou auto-entrepreneur) est un régime simplifié : tu paies tes cotisations sociales sur ton CA brut, et l'impôt est calculé après un abattement forfaitaire. En contrepartie, tu ne peux pas dépasser certains seuils de CA. Si tu les dépasses deux années consécutives, tu bascules automatiquement au régime réel.

Achat-revente (BIC marchandises)

Le plafond pour les activités d'achat-revente est de 188 700 € HT en 2026. Cela concerne les commerçants, les revendeurs, les artisans qui achètent des matériaux pour les revendre transformés (certains cas).

C'est la catégorie avec le plafond le plus élevé. La logique : ces activités ont des charges externes importantes (le coût des marchandises achetées), et le CA affiché ne représente pas le revenu réel.

Prestations de services (BIC et BNC)

Le plafond est de 77 700 € HT en 2026, que tu sois en BIC (bénéfices industriels et commerciaux, par exemple artisan du bâtiment en prestation de services) ou en BNC (bénéfices non commerciaux, professions libérales réglementées et non réglementées).

Plombier, électricien, peintre, consultant, graphiste, développeur web : sauf cas particulier, vous êtes tous dans cette catégorie à 77 700 €. C'est le seuil qui s'applique au plus grand nombre d'auto-entrepreneurs.

L'abattement forfaitaire pour l'impôt sur le revenu est de 50 % en BIC prestations, et de 34 % en BNC. Dit autrement : un auto-entrepreneur BNC qui fait 77 700 € de CA paie l'impôt sur 51 282 € (77 700 × 0,66), pas sur 77 700 €.

Activités mixtes

Si tu exerces à la fois une activité de ventes et une activité de prestations de services, les règles de calcul sont différentes. Tu ne peux pas simplement additionner les deux CA et le comparer au plafond le plus élevé.

Le régime mixte s'applique quand une activité relève du seuil 188 700 € et l'autre du seuil 77 700 €. Pour rester sous les plafonds, deux conditions doivent être remplies simultanément :

  • Le CA global ne dépasse pas 188 700 €.
  • Le CA des seules activités de prestations de services ne dépasse pas 77 700 €.

Exemple concret : un artisan qui réalise 110 000 € de ventes de matériaux (BIC marchandises) et 30 000 € de prestations de services. CA global : 140 000 € (sous 188 700 €). CA prestations seules : 30 000 € (sous 77 700 €). Les deux conditions sont remplies : il reste dans le régime micro.

Même artisan, mais avec 85 000 € de prestations : le CA global est de 195 000 € (au-dessus de 188 700 €). Il dépasse le premier critère. Sortie du régime micro si cela se produit deux années de suite.

Seuils TVA : franchise de base vs seuil majoré

La franchise en base de TVA te dispense de facturer la TVA à tes clients. Tu mentionnes sur ta facture "TVA non applicable - art. 293 B du CGI" et tu n'as rien à reverser à l'État. C'est avantageux si tes clients sont des particuliers (ils paient moins cher), mais moins si tes clients sont des entreprises (qui récupèrent de toute façon la TVA qu'ils paient).

En 2026, les seuils de franchise TVA sont les suivants :

  • Prestations de services : seuil de base 37 500 €, seuil majoré 41 250 €
  • Ventes de marchandises : seuil de base 85 000 €, seuil majoré 93 500 €

Le principe : tant que tu restes sous le seuil de base, tu bénéficies de la franchise sans conditions. Si tu dépasses le seuil de base mais restes sous le seuil majoré, la franchise se maintient encore une année. Si tu franchis le seuil majoré, tu deviens redevable de la TVA dès le premier jour du mois de dépassement. Pas d'année de tolérance.

Ce mécanisme à deux étages est là depuis la réforme de 2025, qui a remplacé les anciens seuils de tolérance. L'esprit est le même, les chiffres ont changé.

Comment la tolérance 2 ans fonctionne

Tu dépasses le seuil de base en N, mais tu restes sous le seuil majoré. Tu conserves la franchise pour toute l'année N. En N+1, si tu dépasses à nouveau le seuil de base (même sans atteindre le majoré), tu perds la franchise au 1er janvier de N+1.

Traduit en chiffres pour un prestataire de services : tu fais 40 000 € en 2025 (au-dessus de 37 500 €, sous 41 250 €). Tu gardes la franchise en 2025. En 2026, tu fais à nouveau 40 000 €. Au 1er janvier 2026, tu aurais dû basculer en TVA. Concrètement, le centre des impôts t'envoie une notification et tu dois immatriculer ton activité à la TVA.

La tolérance ne s'applique qu'une seule fois entre deux dépassements du seuil de base. Si tu repasses sous le seuil de base en N+1, puis tu le redépasses en N+2, un nouveau cycle de tolérance s'ouvre.

La règle du premier dépassement dans l'année

Quand tu dépasses le seuil majoré en cours d'année, le basculement n'est pas au 1er janvier suivant. C'est immédiat, au premier euro au-dessus du seuil majoré, et la TVA s'applique dès le premier jour du mois de dépassement.

Exemple : tu dépasses 41 250 € de CA prestations le 14 septembre 2026. Tu deviens redevable de la TVA le 1er septembre 2026. Toutes tes factures émises depuis le 1er septembre sont concernées. Si tu n'as pas facturé la TVA sur celles-ci, tu dois la reverser quand même, sur la base du TTC implicite.

C'est la situation la plus délicate. D'où l'utilité de suivre ton CA mois par mois, et non en fin d'année. Kelyseo affiche ton cumul de CA en temps réel dans le tableau de bord : tu vois venir le dépassement avant qu'il se produise.

Pour comprendre exactement les étapes à suivre après un dépassement TVA, l'article que faire quand on dépasse le seuil TVA en 2026 couvre la procédure complète avec les délais et les formulaires.

Dépasser le seuil du régime micro : ce qui change exactement

Dépasser le seuil du régime micro deux années de suite signifie sortir du statut d'auto-entrepreneur pour le régime réel. Ce n'est pas un choix : c'est automatique. L'administration fiscale te prévient, mais même sans notification, l'obligation existe.

Ce que "régime réel" veut dire concrètement : tu tiens une vraie comptabilité, tu peux déduire tes charges réelles (matériel, carburant, loyer professionnel, sous-traitants...), et tu paies tes cotisations sur le bénéfice net, pas sur le CA brut. Pour beaucoup d'artisans, c'est une bonne nouvelle financièrement. Le problème, c'est la complexité administrative qui vient avec.

Délai de sortie et régime transitoire

Tu dépasses le seuil pour la première fois en N. Tu gardes le régime micro toute l'année N et toute l'année N+1. Si en N+1 tu dépasses encore le seuil, tu passes au régime réel au 1er janvier N+2.

Autrement dit : un auto-entrepreneur qui dépasse son seuil une seule année ne change pas de régime. La règle des deux années consécutives protège contre les pics de CA exceptionnels. Un gros chantier en fin d'année, un client qui règle en avance, une commande exceptionnelle : ça n'entraîne pas forcément la sortie du régime si la deuxième année repasse sous le plafond.

Tu dépasses en N, tu repasses sous le seuil en N+1 : tu restes auto-entrepreneur. Le compteur repart à zéro.

Tu dépasses en N et N+1 : sortie au 1er janvier N+2, sans exception.

Passage obligatoire au réel : implications pratiques

Au régime réel simplifié (le plus courant après la sortie du micro), tu dois tenir une comptabilité, déposer une liasse fiscale chaque année et payer la CFE. Les cotisations sociales passent de l'URSSAF (taux fixes sur CA) à la Sécurité sociale des indépendants, calculées sur le bénéfice net.

Pour un artisan qui a beaucoup de charges (matériaux, outillage, véhicule, sous-traitance), le passage au réel est souvent fiscal neutre ou favorable : les charges réelles déduites font baisser le bénéfice imposable. Pour un consultant avec peu de charges, ça peut coûter plus.

La question du bon moment pour changer de statut volontairement, avant d'y être contraint, est traitée dans l'article passer de l'auto-entreprise à la SASU : quand et comment. La sortie du régime micro ne conduit pas forcément à la SASU, mais les critères de décision sont similaires.

Dépasser uniquement le seuil TVA : les étapes

Situation fréquente pour les prestataires de services : un CA entre 37 500 € et 77 700 €. Tu restes dans le régime micro, mais tu dois gérer la TVA. Voilà la séquence à suivre.

Première étape : te faire identifier à la TVA. Tu contactes le Service des Impôts des Entreprises (SIE) dont tu dépends et tu demandes ton numéro de TVA intracommunautaire. Le délai est généralement de 2 à 3 semaines. Pendant ce délai, tu émets tes factures en indiquant que le numéro est en cours d'attribution.

Deuxième étape : mettre à jour tes factures. La mention "TVA non applicable - art. 293 B du CGI" disparaît. Tu indiques le taux de TVA applicable à chaque ligne (20 % pour la majorité des prestations, taux réduits pour certains travaux) et tu affiches le montant HT, la TVA et le TTC.

Troisième étape : déclarer et reverser la TVA. Selon ton CA, tu passes par la déclaration trimestrielle ou mensuelle. Le régime réel simplifié TVA (déclarations trimestrielles avec deux acomptes) est accessible dès lors que ta TVA annuelle est inférieure à 15 000 €.

Ce que beaucoup oublient : devenir redevable de la TVA te permet aussi de la récupérer sur tes achats professionnels. Si tu achètes du matériel, des fournitures, des logiciels, de l'outillage, tu déduis la TVA payée de la TVA que tu collectes. Pour un artisan avec des charges matérielles importantes, c'est un avantage réel.

L'article versement libératoire de l'auto-entrepreneur explique aussi comment cette option fiscale interagit avec le changement de situation TVA : les deux ne se perdent pas au même moment.

Cas de l'année de création : calcul proratisé

Tu crées ton auto-entreprise en cours d'année. Les seuils ne s'appliquent pas au montant annuel plein : ils sont proratisés en fonction du nombre de jours d'activité.

La formule : seuil annuel × (nombre de jours d'activité dans l'année / 365).

Exemple : tu débutes le 1er juillet 2026. Il reste 184 jours dans l'année (du 1er juillet au 31 décembre). Ton seuil proratisé pour les prestations de services est de 77 700 × (184 / 365) = 39 139 € environ. Ton seuil de franchise TVA proratisé est de 37 500 × (184 / 365) = 18 904 €.

Ce calcul proratisé s'applique uniquement à l'année de création. Dès l'année suivante (N+1), les seuils annuels complets s'appliquent, quelle que soit la date de début d'activité initiale.

Conséquence pratique : si tu crées ton activité en juillet et que tu travailles bien, tu peux atteindre le seuil proratisé TVA dès le mois d'octobre ou novembre. C'est l'une des situations où le suivi mensuel du CA est le plus critique.

Attention à la date d'immatriculation

Le prorata se calcule à partir de la date officielle d'immatriculation de ton auto-entreprise, pas de la date de ta première facture. Si tu t'immatricules en janvier et que tu commences à facturer en mars, le seuil proratisé prend quand même janvier comme point de départ.

Activités mixtes : comment calculer le bon seuil

Les activités mixtes sont le cas le plus complexe, et le plus mal documenté. Un artisan qui vend des matériaux ET facture de la pose, un photographe qui vend des tirages ET des prestations de reportage, un graphiste qui vend des créations ET des formations : tous sont concernés.

Pour le régime micro, la règle des deux conditions simultanées a déjà été expliquée. Pour la TVA, le mécanisme est différent.

En TVA, si ton activité principale relève du seuil le plus élevé (ventes : 85 000 €), c'est ce seuil qui s'applique à ton CA global, à condition que les prestations de services ne dépassent pas leur propre seuil de 37 500 €.

Concrètement, pour un artisan qui vend et pose :

  • Si le CA de prestations de services (pose uniquement, hors matériaux) ne dépasse pas 37 500 €, il bénéficie du seuil de franchise TVA ventes de 85 000 € sur son CA total.
  • Si ses prestations de services seules dépassent 37 500 €, il perd la franchise TVA sur l'ensemble de son CA dès que le total dépasse 37 500 €.

La distinction entre ce qui est "vente de marchandises" et ce qui est "prestation de services" n'est pas toujours évidente. Pour un plombier qui change un robinet et facture le robinet + la main-d'oeuvre dans une prestation globale : la totalité de la facture est traitée comme une prestation de services (activité principale). Pour un revendeur de matériaux qui pose accessoirement : la vente peut dominer. En cas de doute, l'avis du SIE ou d'un expert-comptable évite les erreurs.

Anticiper : les signaux à surveiller mois par mois

Beaucoup d'auto-entrepreneurs découvrent le dépassement en décembre, quand c'est trop tard pour ajuster. La gestion proactive du CA n'est pas réservée aux grosses structures.

Le calcul à faire chaque mois est simple. Si tu es prestataire de services avec un seuil TVA de 37 500 € :

  • Divise 37 500 € par 12 : tu obtiens 3 125 € par mois en rythme annualisé.
  • Si ton CA mensuel moyen dépasse régulièrement ce cap, tu vas dépasser le seuil de base avant la fin de l'année.
  • Si tu approches 41 250 € (seuil majoré), le basculement TVA est immédiat dès dépassement, sans attendre l'année suivante.

La génération de factures avec Kelyseo te permet de suivre ce cumul automatiquement, sans avoir à consolider des feuilles Excel en fin de mois. Le tableau de bord affiche le CA facturé depuis le début de l'année civile, et tu peux voir en temps réel à quelle distance tu es de chaque seuil.

Trois signaux qui doivent déclencher une revue de ta situation :

  • Tu as décroché plusieurs nouveaux clients en même temps. Un nouveau client régulier peut augmenter ton CA de 10 à 20 % d'un coup. Recalcule ta trajectoire annuelle dès que ça arrive.
  • Tu as un gros chantier ou contrat ponctuel. Un seul contrat à 15 000 € peut faire basculer ton cumul annuel au-delà du seuil TVA. Anticipe-le avant de l'accepter.
  • Tu es en fin de deuxième année consécutive de dépassement du seuil de base TVA. Le 1er janvier qui suit est la date de ton basculement. Tu dois avoir ton numéro TVA avant cette date.

Une chose à ne pas faire : refuser des missions uniquement pour rester sous le seuil. Si ton activité progresse, gérer la TVA ou sortir du régime micro est un ajustement administratif, pas une catastrophe. Le calcul à faire est de comparer le gain de CA avec les contraintes supplémentaires. Dans la très grande majorité des cas, continuer à facturer est la bonne décision.

Questions fréquentes

Est-ce que le CA encaissé ou le CA facturé compte pour les seuils ?

Pour les auto-entrepreneurs, c'est le CA encaissé (les sommes réellement perçues) qui compte, pas le CA facturé. Si tu factures une grosse prestation en décembre mais que le client paie en janvier, ce montant tombe dans l'année suivante. C'est valable pour le régime micro. Pour la TVA (une fois redevable), c'est différent : la TVA est due à la date de réalisation de la prestation ou de livraison du bien, pas à l'encaissement.

Que se passe-t-il si je dépasse le seuil micro sans le savoir et que je le découvre l'année suivante ?

Si tu as dépassé deux années consécutives et que tu le découvres après coup, tu dois régulariser ta situation fiscale et sociale. Concrètement, le régime réel s'applique rétroactivement à compter du 1er janvier de l'année suivant le deuxième dépassement. L'administration peut te contacter pour un contrôle, mais dans la pratique, c'est souvent suite à une déclaration de CA qui sort des normes qu'une régularisation est demandée. Prendre l'initiative de régulariser avant d'être contacté est toujours préférable.

Le seuil s'applique-t-il par activité ou par personne ?

Par personne. Si tu exerces plusieurs activités sous le même numéro SIRET d'auto-entrepreneur, c'est le CA total de toutes tes activités qui est comparé aux seuils. La règle des activités mixtes s'applique si les activités relèvent de catégories différentes (ventes et prestations), mais le seuil global reste unique par individu.

Peut-on repasser sous le seuil après en être sorti ?

Oui, si tu es sorti du régime micro et que ton CA diminue sous les seuils, tu peux demander à réintégrer le régime micro après deux années consécutives sous les seuils. La demande se fait auprès de l'administration fiscale. Ce n'est pas automatique : il faut en faire la démarche.

Les seuils 2026 sont-ils définitifs ou peuvent-ils changer en cours d'année ?

Les seuils sont fixés par la loi de finances et s'appliquent sur l'année civile complète. Ils ne changent pas en cours d'année. La prochaine révision éventuelle serait dans la loi de finances pour 2027. Historiquement, les seuils ont été revalorisés plusieurs fois, souvent par pas de 1 000 à 3 000 € tous les deux ou trois ans.

Comment déclarer correctement mon CA si j'ai des activités mixtes sur ma déclaration URSSAF ?

Sur la déclaration URSSAF (mensuelle ou trimestrielle), tu déclares chaque type de CA séparément dans les cases correspondantes. Le formulaire distingue le CA des ventes de marchandises du CA des prestations de services, car les taux de cotisations ne sont pas les mêmes. L'URSSAF calcule ensuite les cotisations sur chaque base.

Pour aller plus loin sur les taux de cotisations par type d'activité et leur impact sur ton revenu net réel, l'article sur les charges de l'auto-entrepreneur en pourcentage en 2026 donne le détail complet avec des exemples chiffrés.

Ce qu'il faut retenir

Trois seuils, pas un. Le seuil du régime micro (188 700 € en ventes, 77 700 € en prestations) et le seuil TVA (37 500 € de base, 41 250 € majoré pour les prestations) fonctionnent indépendamment. Tu peux dépasser l'un sans toucher l'autre.

La règle des deux ans pour le régime micro te protège contre les accidents de CA. Pas contre les dépassements répétés. Et la règle des deux ans ne s'applique pas au seuil majoré TVA : là, le basculement est immédiat.

Le cas le plus dangereux n'est pas le grand seuil (les 77 700 €) mais le petit (les 41 250 € pour les prestations de services), parce qu'il arrive vite pour un artisan qui travaille bien, et parce qu'il entraîne une obligation de refacturation rétroactive sur le mois du dépassement. Surveille ce chiffre mois par mois, pas une fois par an.

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YB

Rédigé par Youcef Belhenniche, fondateur de Kelyseo·Vérifié en 19 mai 2026

Ce guide est mis à jour régulièrement pour refléter les évolutions réglementaires.

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