Ramonage d'un conduit de fumée en logement résidentiel, entretien annuel d'une chaudière fioul, nettoyage d'un poêle à pellets : le taux TVA applicable ne dépend pas du type d'équipement ni de la durée d'intervention. Il dépend de l'affectation du local. Logement résidentiel achevé depuis plus de deux ans : 10 %. Local professionnel ou logement neuf : 20 %.
La règle est simple. Ce qui la complique sur le terrain, c'est quand un ramoneur passe d'un particulier à un restaurant, puis à une résidence secondaire, puis à un cabinet médical dans la même journée. Ce guide répond à chaque cas.
TVA ramonage 2026, tableau de référence
Logement résidentiel achevé depuis plus de 2 ans : 10 % Local professionnel, commercial, industriel : 20 % Logement neuf (moins de 2 ans) : 20 % Résidence secondaire ou logement locatif vide : 10 % Auto-entrepreneur en franchise TVA : aucune TVA à facturer
Le ramonage est obligatoire. Le taux TVA, lui, ne l'est pas à taux unique.
En France, le ramonage des conduits de fumée est une obligation réglementaire. L'arrêté du 22 octobre 1969 et les règlements sanitaires départementaux imposent généralement un ramonage mécanique au moins une fois par an pour les appareils à combustibles solides (bois, pellets, charbon) et pour les chaudières gaz ou fioul. Certains départements exigent deux ramonages annuels.
Cette obligation légale génère un flux régulier de chantiers. Mais elle ne dit rien sur le taux TVA. C'est le Code Général des Impôts qui tranche, et sa logique est simple : le taux suit l'affectation du local, pas la nature de la prestation.
Un ramoneur qui fait dix interventions par jour peut appliquer deux taux différents dans la même journée. Ce n'est pas un problème, à condition de savoir exactement quand appliquer lequel.
Le taux de 10 %, la règle de base pour les logements résidentiels
L'article 279-0 bis du Code Général des Impôts liste les travaux éligibles au taux de 10 % dans les logements résidentiels achevés depuis plus de deux ans. Le ramonage et l'entretien de chaudière y entrent dans la catégorie "entretien et travaux d'amélioration".
Quelles prestations sont concernées
Ramonage mécanique de conduit de fumée, tubage ou chemisage d'un conduit vétuste, entretien annuel de chaudière gaz ou fioul, désenfumage et nettoyage d'insert de cheminée, ramonage d'un poêle à bois ou à granulés, débistrage (dégoudronnage chimique d'un conduit encrassé par du créosote), vérification de tirage, pose d'un chapeau de cheminée sur un conduit existant : tout ça est à 10 % dans un logement résidentiel de plus de deux ans.
La règle s'applique à la prestation complète. Si tu fournis des consommables pendant l'intervention, joints, brosses, bûches de ramonage chimique vendues avec la prestation globale, le tout est au même taux. Pas besoin de ventiler la main d'œuvre et les petites fournitures sur des lignes séparées.
Exception : les pièces détachées vendues séparément, sur une facture distincte sans prestation d'entretien associée, suivent le taux de la fourniture seule, soit 20 % en général. Ce cas est rare pour un ramoneur qui facture une intervention complète, mais il arrive si tu vends un chapeau de cheminée sans le poser toi-même.
Tous les types d'équipements traités de la même façon
Le taux de 10 % ne distingue pas selon le type de combustible ni d'équipement. Chaudière gaz à condensation : 10 %. Chaudière fioul : 10 %. Poêle à bois : 10 %. Poêle à pellets : 10 %. Insert de cheminée : 10 %. Cuisinière ancienne à bois : 10 %. La règle fiscale regarde le local, pas l'appareil.
Ça couvre aussi les interventions mixtes sur le même chantier. Tu ramones le conduit du poêle à bois dans le salon, puis tu fais l'entretien annuel de la chaudière gaz à la cave du même logement : deux prestations, même taux de 10 %, une seule facture avec deux lignes.
La condition centrale : le logement doit être résidentiel depuis plus de deux ans
Pour bénéficier du 10 %, deux conditions cumulatives : le logement est affecté à l'habitation, et il est achevé depuis plus de deux ans. Un logement de 1985, de 2002, de 2018 : 10 % si deux ans sont passés depuis son achèvement.
Résidence principale, résidence secondaire, logement locatif vide ou meublé non classé professionnellement : toutes ces affectations ouvrent le 10 %. Un client qui loue son appartement quelques semaines par an et l'habite le reste du temps : c'est de l'habitation, 10 % s'applique.
La date qui compte pour les deux ans, c'est l'achèvement du logement, pas la date d'achat du client actuel. Un client qui vient d'acheter une maison de 1998 : 10 %, même s'il en est propriétaire depuis une semaine. Ce qui compte, c'est quand la maison a été construite, pas quand il l'a achetée.
Les immeubles locatifs et les copropriétés
Un bailleur qui possède plusieurs appartements dans le même immeuble : 10 % sur chaque logement utilisé comme habitation. Si un appartement est transformé en bureau, c'est 20 % pour celui-là uniquement. L'évaluation se fait logement par logement, pas à l'échelle de l'immeuble.
Pour les conduits collectifs d'un immeuble de copropriété exclusivement résidentiel : 10 %. Si le même conduit dessert aussi des locaux commerciaux du rez-de-chaussée, une ventilation s'impose. En pratique, les syndics connaissent la proportion résidentielle de leur immeuble.
Le taux de 20 %, les cas sans dérogation
Trois situations imposent systématiquement le taux normal, sans possibilité d'appliquer un taux réduit.
Locaux professionnels et commerciaux
Restaurant, hôtel, bureau, atelier, entrepôt, cabinet médical, salle de sport, école, résidence de tourisme exploitée professionnellement : tout local dont l'usage principal est professionnel ou commercial est à 20 %. L'ancienneté du bâtiment ne change rien. Un restaurant installé dans un immeuble de 1920 : 20 %.
Pour les restaurants, le ramonage annuel de la hotte de cuisine et du conduit d'évacuation est imposé par les normes de sécurité incendie (arrêté du 25 juin 1980 pour les ERP). Cette obligation légale ne change pas le taux TVA. Restaurant, 20 %, point.
Les gîtes et meublés de tourisme exploités à titre professionnel toute l'année sont également dans cette catégorie. Un propriétaire qui loue son chalet de ski douze mois sur douze en activité commerciale classée : 20 %.
Logements neufs de moins de deux ans
Tout logement achevé depuis moins de deux ans est à 20 %, même résidence principale, même particulier. Ce cas est rare pour le ramonage mais existe. Un poêle à bois installé dans une maison neuve livrée en 2025, si tu ramones le conduit dès le premier hiver : 20 % jusqu'en 2027.
Si ton client ne connaît pas la date d'achèvement de son logement, il peut la retrouver sur l'acte de propriété ou le permis de construire. L'attestation client que tu lui fais signer mentionne cette date, ce qui te protège en cas de contrôle.
Locaux mixtes : c'est la pièce qui détermine le taux
Un médecin reçoit ses patients à son domicile. Son cabinet est au rez-de-chaussée, son logement personnel à l'étage. Tu ramones la cheminée du salon familial : 10 %. Tu interviens sur le conduit d'extraction de la salle d'attente : 20 %.
C'est l'usage de la pièce concernée qui compte, pas le statut du propriétaire. Un médecin est un professionnel, mais si tu travailles dans sa partie habitation, c'est 10 %. L'attestation client précise la pièce concernée et son affectation.
| Type d'intervention | Logement résidentiel > 2 ans | Local professionnel | Logement neuf < 2 ans |
|---|---|---|---|
| Ramonage conduit fumée | 10 % | 20 % | 20 % |
| Entretien chaudière gaz ou fioul | 10 % | 20 % | 20 % |
| Ramonage poêle à bois ou pellets | 10 % | 20 % | 20 % |
| Débistrage conduit encrassé | 10 % | 20 % | 20 % |
| Pose chapeau cheminée | 10 % | 20 % | 20 % |
| Ramonage hotte cuisine restaurant | n/a | 20 % | n/a |
L'attestation client, le seul document qui te protège
Pour appliquer le taux de 10 %, tu dois obtenir une attestation signée par ton client avant de commencer l'intervention. Sans elle, en cas de contrôle fiscal, l'administration peut considérer que les conditions du taux réduit n'étaient pas réunies et te réclamer la différence : la TVA à 20 % moins ce que tu as déjà collecté, avec des intérêts de retard à 0,2 % par mois.
Quel document utiliser
L'attestation officielle est le Cerfa n° 13947 (disponible sur impots.gouv.fr). Il précise l'adresse du logement, la date d'achèvement, l'affectation à l'habitation et la nature des travaux. Tu peux aussi utiliser une attestation sur papier libre si elle contient toutes ces informations, mais le Cerfa est plus robuste en cas de contrôle car il correspond exactement à ce que l'administration vérifie.
En pratique, beaucoup de ramoneurs ont une attestation pré-remplie avec leurs coordonnées et les cases à remplir par le client. C'est valide, à condition que les informations requises soient toutes présentes.
Comment l'intégrer à ton process sans perdre de temps
Pour le ramonage, qui est souvent une prestation courte (45 minutes à 1h30), l'attestation peut être remise au client au moment de la prise de rendez-vous. Tu l'envoies par email, le client signe et retourne avant ta venue. Ou tu arrives avec l'attestation pré-remplie et tu la fais signer sur place avant de commencer.
Ce qui ne fonctionne pas : remettre l'attestation à la fin de l'intervention ou l'envoyer après la facture. L'attestation doit être antérieure aux travaux. En cas de contrôle, une attestation signée après la facture est suspecte et peut être rejetée.
Durée de conservation
Garde l'attestation au moins six ans après la fin de l'année de facturation. Les contrôles TVA couvrent les six dernières années. Une attestation introuvable plusieurs années après l'intervention, c'est une TVA à rembourser sans recours possible.
Si l'attestation contenait des informations mensongères (ton client t'a déclaré que son logement avait dix ans alors qu'il était neuf), la solidarité fiscale pèse sur lui. Mais si tu n'as tout simplement pas demandé l'attestation, la responsabilité est entièrement la tienne.
Contenu obligatoire de l'attestation
Adresse complète du logement concerné Date d'achèvement ou mention explicite "achevé depuis plus de 2 ans" Affectation à l'habitation du logement Description sommaire des travaux réalisés Taux TVA demandé (10 %) Nom, date et signature du client
Le cas des ramoneurs auto-entrepreneurs
En dessous du seuil de franchise de TVA (37 500 € de chiffre d'affaires annuel pour les prestations de services en 2026), un ramoneur auto-entrepreneur ne collecte pas de TVA. Ses factures portent la mention obligatoire "TVA non applicable, article 293 B du CGI". Ni 10 %, ni 20 % : aucune TVA.
Les règles sur les taux décrites dans ce guide s'appliquent dès le franchissement du seuil ou si tu optes volontairement pour la TVA avant de l'atteindre. Le dépassement des 37 500 € déclenche la TVA sur toutes les factures émises à partir du premier jour du mois suivant.
Atteindre ce seuil comme ramoneur seul est parfaitement atteignable. Avec un tarif de 100 € à 150 € par intervention et trois à cinq chantiers par jour, le seuil peut être atteint en cinq à six mois d'activité soutenue. La franchise TVA ne doit pas être considérée comme un état permanent.
Pour comprendre ce qui se passe au moment du franchissement et comment basculer sans erreur, le guide sur les seuils TVA auto-entrepreneur 2026 couvre les étapes à suivre.
4 exemples de facturation avec montants réels
Cas 1 : ramonage annuel dans une maison de 1987
Logement : maison résidentielle, résidence principale, achevée en 1987. Intervention : ramonage mécanique d'un conduit de fumée de poêle à bois, durée 1h, incluant la bûche de ramonage chimique. Tarif HT : 85 €.
Taux applicable : 10 %, prestation d'entretien dans un logement résidentiel de plus de deux ans. TVA : 8,50 €. Total TTC : 93,50 €. Attestation client obligatoire avant le début de l'intervention.
Cas 2 : entretien chaudière gaz dans un appartement locatif
Logement : appartement loué par un propriétaire bailleur, construit en 2003. Intervention : contrat d'entretien annuel chaudière gaz à condensation, comprenant nettoyage brûleur, vérification allumage et sécurités, contrôle combustion. Tarif HT : 130 €.
Taux applicable : 10 %. Le propriétaire bailleur est le client, pas le locataire. C'est l'affectation du logement (résidentiel) qui compte, pas le statut fiscal du bailleur. TVA : 13 €. Total TTC : 143 €.
Cas 3 : ramonage annuel dans un restaurant
Local : restaurant de 80 couverts, classé ERP. Intervention : ramonage annuel obligatoire de la hotte de cuisine et du conduit d'extraction des fumées de cuisson. Tarif HT : 220 €.
Taux applicable : 20 %, local commercial. TVA : 44 €. Total TTC : 264 €. Le restaurateur récupère sa TVA en tant qu'assujetti : son coût réel est 220 € HT. Pas d'attestation à demander pour un local professionnel.
Cas 4 : intervention dans un logement avec bureau déclaré
Un graphiste indépendant travaille depuis son domicile. Sa maison de 2001 comporte un salon avec cheminée (usage privé) et un bureau déclaré (pièce professionnelle). Tu ramones le conduit du salon et tu fais l'entretien de la chaudière gaz à la cave. Les deux interventions concernent des pièces à usage résidentiel.
Taux applicable : 10 % sur les deux lignes. Si le bureau avait eu un poêle à bois, cette ligne aurait été facturée à 20 % avec une ventilation obligatoire sur la facture.
Tarifs HT : ramonage salon 85 € (TVA 8,50 €), entretien chaudière 130 € (TVA 13 €). Total TTC : 236,50 €.
Les erreurs qui coûtent le plus cher
Appliquer 10 % dans un restaurant ou un local professionnel
C'est l'erreur la plus courante et la plus risquée. Tu sous-collectes dix points de TVA. Sur une intervention à 180 € HT facturée à 10 % au lieu de 20 % : 18 € de TVA manquants. Multiplie par toutes tes interventions en locaux pros sur six ans. Les contrôles TVA couvrent six ans. Et les intérêts de retard courent à 0,2 % par mois dès la mise en recouvrement.
La question à se poser avant chaque intervention : est-ce un logement où quelqu'un habite, ou un local où quelqu'un travaille ? Si la réponse est "les deux", on identifie la pièce concernée.
Oublier l'attestation pour les clients de longue date
Certains ramoneurs connaissent leurs clients de longue date et n'osent pas demander l'attestation chaque année. Mauvaise idée. En cas de contrôle portant sur une année donnée, l'administration vérifie que l'attestation existe pour cette année. Une attestation signée en 2022 ne couvre pas automatiquement 2024 et 2025.
En pratique, si tu as une attestation valide et que les conditions ne changent pas (même logement, même affectation), une attestation annuelle ou par exercice est raisonnable. Mais si elle manque pour une année contrôlée, la TVA à 20 % est due pour cette année-là sans recours.
Facturer les pièces détachées séparément au mauvais taux
Si tu remplaces un régulateur ou un thermostat sur une chaudière dans un logement résidentiel et que tu factures cette pièce séparément de la main d'œuvre : la pièce fournie ET posée dans le cadre d'une prestation globale est à 10 %. La tentation est parfois de facturer les pièces à 20 % "parce que c'est du matériel". C'est une erreur quand la pièce fait partie d'une intervention globale dans un logement résidentiel.
Confondre date d'achat et date d'achèvement
Ton client vient d'emménager dans une maison achetée récemment et ne sait pas depuis quand elle est construite. Un logement vendu en 2025 construit en 1992 : c'est de l'ancien, 10 %. Un logement vendu en 2025 livré en 2024 : c'est du neuf, 20 % jusqu'en 2026. L'attestation Cerfa demande explicitement la date d'achèvement. Si le client ne la connaît pas, son acte de vente ou son titre de propriété la mentionne.
Pour la facturation complète d'une intervention de ramonage avec toutes les mentions légales, consulte le guide sur la facture de ramoneur. Pour les règles TVA sur les autres corps de métier du bâtiment, le guide sur les taux TVA travaux bâtiment 2026 couvre l'ensemble des situations.
FAQ : TVA ramonage et entretien chaudière
Je ramone un conduit dans un immeuble de copropriété. Quel taux appliquer ?
Si tu interviens dans les parties communes d'une copropriété exclusivement résidentielle (conduits collectifs), le taux est 10 %. Si le conduit dessert à la fois des logements et des locaux commerciaux du rez-de-chaussée, une ventilation s'impose selon l'usage de chaque partie. En pratique, les syndics de copropriété connaissent la proportion résidentielle de leur immeuble et peuvent te fournir l'information.
Mon client loue sa résidence secondaire sur Airbnb. Quel taux pour le ramonage ?
Si le propriétaire conserve un usage personnel du bien et loue quelques semaines par an, c'est de l'habitation résidentielle : 10 %. Si le bien est exploité toute l'année comme un gîte professionnel classé meublé de tourisme à titre commercial, c'est une activité commerciale : 20 %. En cas de doute, fais préciser l'affectation exacte dans l'attestation client.
L'entretien d'une chaudière collective dans un immeuble est-il à 10 % ou 20 % ?
Si la chaudière chauffe exclusivement des logements résidentiels, 10 %. Si elle alimente aussi des locaux commerciaux, une ventilation s'impose ou le taux le plus élevé s'applique. C'est l'affectation de l'immeuble qui détermine le taux, pas le statut juridique de la copropriété en tant qu'entité.
Que faire si j'ai appliqué le mauvais taux sur une facture déjà émise ?
Si tu as facturé 20 % au lieu de 10 %, émets un avoir sur la facture originale et refacture au bon taux. Le client ne doit que 10 %, tu rembourses le surplus de TVA collectée sur ta prochaine déclaration. Si tu as facturé 10 % au lieu de 20 %, émets une facture rectificative avec la TVA manquante. Le client doit la différence. S'il refuse, tu la reverses à l'État.
Un ramoneur auto-entrepreneur en franchise de TVA doit-il se soucier de ces règles ?
Pas tant qu'il reste sous les 37 500 € de CA. En franchise, aucune TVA n'est collectée ni déclarée. Ces règles sur les taux s'appliquent dès le franchissement du seuil ou en cas d'option volontaire. Mieux vaut les connaître en avance : au moment du basculement, tu n'as pas le temps de tout apprendre en urgence.
Pour gérer ta facturation et éviter les erreurs TVA au quotidien, consulte notre page dédiée aux outils de facturation pour ramoneurs.
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